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Crise agriculteurs et producteurs de lait

Envoyé par Gu Si Fang 
Crise agriculteurs et producteurs de lait
17 octobre 2009, 09:10
C'est tous les matins à la radio : est-ce qu'une bonne âme m'expliquerait ce qui se passe en ce moment, et les origines du problème?
Re: Crise agriculteurs et producteurs de lait
17 octobre 2009, 12:46
2007-2008 : comme toutes les matières premières, le prix mondial du lait monte. L'offre augmente. 2009 : à cause de la crise, la demande mondiale de lait, surtout de fromage, diminue, alors que l'offre a augmenté; le prix s'effondre.

Est-ce que cela vient de ce que les quotas européens ont été augmentés avec en vue leur suppression? Du tout, la quantité produite a diminué en Europe, malgré la hausse des quotas. Mais pas assez, parce qu'une vache n'est pas un robinet que l'on peut ouvrir et fermer. Donc objectivement les producteurs sont dans la mouise.
Re: Crise agriculteurs et producteurs de lait
17 octobre 2009, 14:15
Merci!

Je m'attendais à ce que vous soyiez plus critique envers la PAC. Est-ce que les quotas, les subventions découplées ou d'autres mesures ont pu amplifier la flambée des prix en 2007?

Peut-on voir les vaches laitières comme des malinvestissements? Des capitaux immobilisés dans un processus de production qui n'est plus rentable, et qui ne peuvent être convertis (en steaks hachés...) qu'au prix d'une perte importante?
Re: Crise agriculteurs et producteurs de lait
17 octobre 2009, 14:30
L'évolution des cours est mondiale, donc se concentrer sur la PAC est passer à côté du problème. Les agriculteurs américains ont les mêmes problèmes que les européens (vous me direz, ils sont subventionnés aussi, mais pas tellement pour la production laitière, et pas de la même façon).

De façon plus générale je suis très hostile à la PAC sous sa forme actuelle, tout en reconnaissant que les marchés agricoles sont particuliers, avec de gros décalages dans le temps entre décision de production et vente, des tas d'investissements irrécupérables, et toute une floppée d'effets externes. Sur le principe considérer que les marchés agricoles sont particuliers, qu'il y a dans ces marchés des échecs de marché spécifiques, me semble tout à fait logique. Malheureusement je ne vois que très rarement une identification claire de ces échecs de marché spécifiques au marchés agricoles (dans le temps, on avait les modèles de cobweb là dessus, un truc totalement oublié). Il y a peut être une littérature sur le sujet que je ne connais pas, mais je ne l'ai jamais vue. Je trouve qu'on dispose donc de peu d'instruments pour évaluer les politiques agricoles. Donc la réflexion sur le sujet est assez pauvre, autour de "plus ou moins d'état, plus ou moins de marché", un genre de discussion qui ne va jamais très loin.
Re: Crise agriculteurs et producteurs de lait
17 octobre 2009, 16:59
Gu Si Fang écrivait:
-------------------------------------------------------
> Merci!
>
> Je m'attendais à ce que vous soyiez plus critique
> envers la PAC. Est-ce que les quotas, les
> subventions découplées ou d'autres mesures ont pu
> amplifier la flambée des prix en 2007?
>

Bonjour,

Le marche' de l'alimentation est naturellement volatile. Je ne crois pas que la PAC y soit pour quelque chose. Des etudes sur le cafe' (desole', j'ai plus la source) ont montre' des consommations de cafe' tres peu change'es au niveau mondial apres doublement du prix. C'est la meme chose pour le lait et pour les produits alimentaires en general. En cas de desequilibre offre-demande, les prix flambent ou s'effondrent sans que le marche' ajuste franchement sa consommation.

Au niveau technique, si on veut eviter les grosses varations des prix, il faudrait probablement diversifier les produits, un peu comme on le fait dans un portefeuille boursier pour faire baisser la variance. Ce n'est pas la tendance actuelle : d'apres l'ONU, la diversite' genetique des plantes cultivees a baisse' de 75% au 20eme siecle (les exploitations les se concentrent davantage sur un petit nombre de varietes tres productives).
Re: Crise agriculteurs et producteurs de lait
17 octobre 2009, 17:11
Rha, Le Lama, pourquoi vous sentez-vous toujours obligé d'ajouter un machin idiot dans vos posts? Vous aviez entièrement raison jusqu'à votre dernière phrase.
Re: Crise agriculteurs et producteurs de lait
17 octobre 2009, 22:27
Je vais me risquer à émettre deux hypothèses sur la crise du lait :
1) Existe t-il réellement un marché mondial du lait, donc est-ce que le prix mondial qui va avec a une réelle pertinence ? de manière générale la transformation du lait, sa consommation se fait à proximité de sa production. A part la poudre de lait, le lait ne peut s'exporter sur de longues distances. Je sais qu'en Russie, Danone possède ses propres fermes laitières pour servir le marché Russe. Dès lors n'avons-nous pas juxtaposition de marchés locaux.
2) Les producteurs de lait ne souffrent t'ils pas simplement de leur position en amont de la filière. Ils sont nombreux, éparpillés et ils vendent le lait à quelques transformateurs. Ces transformateurs revendent les produits laitiers à une grande distribution concentrée autour de 3-4 centrales d'achat. En aval se retrouve 60 millions de consommateurs à la merci d'hypermarchés qui peuvent librement fixer les prix. Je crois me souvenir que dans les années 50, le prix du litre de lait payé par le consommateur représentait 4 fois, le prix payé au producteur. Aujourd'hui, nous en sommes à 8 voire 10 fois !
En conclusion, n'assistons-nous pas à un transfert de la VA de l'amont vers l'aval avec la concentration du secteur de la grande distrbution ?
Re: Crise agriculteurs et producteurs de lait
17 octobre 2009, 22:55
Gribouille :

1- la baisse du prix du lait n'est pas spécifiquement européenne, mais mondiale. N'oubliez pas que l'essentiel du lait consommé ne l'est pas sous forme de lait frais, mais de fromage, qui lui est échangeable. Par ailleurs les gros consommateurs industriels achètent du lait en poudre en général.

2- c'est exact mais cela n'explique pas pourquoi le prix du lait payé aux producteurs a augmenté, puis baissé au cours des deux dernières années. Les transformateurs/distributeurs ne sont pas devenus plus cupides en un an.
Re: Crise agriculteurs et producteurs de lait
18 octobre 2009, 00:22
Econoclaste-Alexandre écrivait:
-------------------------------------------------------
> Rha, Le Lama, pourquoi vous sentez-vous toujours
> obligé d'ajouter un machin idiot dans vos posts?
> Vous aviez entièrement raison jusqu'à votre
> dernière phrase.

Bah, je vous jure, hein, je fais pas expres cool smiley

J'ai un copain qui est producteur de lait. C'est lui par exemple qui m'expliquait que le nombre de races de vaches avait baisse' enormement parce que seules les races qui avaient des grosses productivite's ont ete' conserve'es. Il m'expliquait aussi qu'on a ete' tres loin dans la selection au point que certaines vaches attrapent des maladies. Par exemple, pour la productivite', on a selectionne' des vaches ayant des pis particuliers, et on s'est rendus compte ensuite qu'elles attrapaient davantage d'infection.

Je veux bien d'autres explications. Il y en a sans doute et je suis preneur de points de vue complementaires. Mais je pense quand meme que la selection varietale visant a la maximisation de la productivite' a participe' a la baisse de diversite'.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 18/10/2009 00:23 par LeLama.
Re: Crise agriculteurs et producteurs de lait
18 octobre 2009, 00:34
Gribouille écrivait:
-------------------------------------------------------
>
> 2) Les producteurs de lait ne souffrent t'ils pas
> simplement de leur position en amont de la
> filière. Ils sont nombreux, éparpillés et ils
> vendent le lait à quelques transformateurs.

Si mes souvenirs sont bons, l'ordre de grandeur c'est plusieurs dizaines ou centaines de milliers de producteurs contre quelques dizaines de centrale d'achat, puis plusieurs millions de consommateurs. Dans le circuit de distribution, il y a un gros goulet d'etranglement au niveau des centrales d'achat.
Re: Crise agriculteurs et producteurs de lait
18 octobre 2009, 04:12
Lama:

Si un producteur de lait veut s'assurer contre les chocs sur les prix des matières premières, il faut qu'il diversifie ses productions. Multiplier les variétés de vaches ne va pas changer grand chose pour lui (enfin, je fais l'hypothèse que le lait des différentes variété de vaches est (quasi?) parfaitement substituable, ce qui ne doit pas être totalement faux)
Re: Crise agriculteurs et producteurs de lait
18 octobre 2009, 04:46
Re: Crise agriculteurs et producteurs de lait
18 octobre 2009, 11:17
LeLama écrivait:
-------------------------------------------------------
> Econoclaste-Alexandre écrivait:

> J'ai un copain qui est producteur de lait. C'est
> lui par exemple qui m'expliquait que le nombre de
> races de vaches avait baisse' enormement parce que
> seules les races qui avaient des grosses
> productivite's ont ete' conserve'es. Il
> m'expliquait aussi qu'on a ete' tres loin dans la
> selection au point que certaines vaches attrapent
> des maladies. Par exemple, pour la productivite',
> on a selectionne' des vaches ayant des pis
> particuliers, et on s'est rendus compte ensuite
> qu'elles attrapaient davantage d'infection.
>
> Je veux bien d'autres explications. Il y en a sans
> doute et je suis preneur de points de vue
> complementaires. Mais je pense quand meme que la
> selection varietale visant a la maximisation de la
> productivite' a participe' a la baisse de
> diversite'.

L'effet de sélection des variétés les plus productives qui réduit la diversité, c'est exact, les problèmes également (dans le charolais, on en était arrivé à sélectionner des bêtes à viande tellement lourdes qu'elles ne tenaient pas sur leurs pattes). Mais si cette diminution de diversité peut causer des problèmes environnementaux, elle n'est pas à l'origine de la crise actuelle et de la baisse des prix sur un an.
Re: Crise agriculteurs et producteurs de lait
18 octobre 2009, 16:47
Ce qu'il faudrait expliquer aussi, c'est l'absence d'un marché de l'assurance contre les risques agricoles. Comme le dit Le Lama, il y a de très mauvaises années, mais aussi de très bonnes (normal avec une demande peu élastique). J'ai l'impression qu'en Europe, la PAC a tué la possibilité d'un tel marché. À l'international, ce sont les PVD eux-mêmes qui n'en ont pas voulu.
Re: Crise agriculteurs et producteurs de lait
18 octobre 2009, 19:34
Gribouille écrivait:
-------------------------------------------------------

> 2) Les producteurs de lait ne souffrent t'ils pas
> simplement de leur position en amont de la
> filière. Ils sont nombreux, éparpillés et ils
> vendent le lait à quelques transformateurs. Ces
> transformateurs revendent les produits laitiers à
> une grande distribution concentrée autour de 3-4
> centrales d'achat. En aval se retrouve 60 millions
> de consommateurs à la merci d'hypermarchés qui
> peuvent librement fixer les prix. Je crois me
> souvenir que dans les années 50, le prix du litre
> de lait payé par le consommateur représentait 4
> fois, le prix payé au producteur. Aujourd'hui,
> nous en sommes à 8 voire 10 fois !

Heu...

Le prix du lait producteur est autour de 24 cts le litre. En grande distribution on trouve du lait premier prix autours de 50 cts.

Le ratio c'est 2. Après, il y a tout le lait marketé genre candia and co qui ont des prix plus élevés et tous les circuits de distribution peu performant genre l'épicier arabe en bas de chez moi et là on retrouve facilement un x4. Mais le x8 ou x10 (la brique de lait à 2€ !) je ne sais pas ou vous la trouvez.


> En conclusion, n'assistons-nous pas à un transfert
> de la VA de l'amont vers l'aval avec la
> concentration du secteur de la grande distrbution
> ?

Non



Modifié 1 fois. Dernière modification le 18/10/2009 19:35 par henriparisien.
Re: Crise agriculteurs et producteurs de lait
18 octobre 2009, 20:22
Mathieu P. écrivait:
-------------------------------------------------------
> Ce qu'il faudrait expliquer aussi, c'est l'absence
> d'un marché de l'assurance contre les risques
> agricoles. Comme le dit Le Lama, il y a de très
> mauvaises années, mais aussi de très bonnes
> (normal avec une demande peu élastique). J'ai
> l'impression qu'en Europe, la PAC a tué la
> possibilité d'un tel marché. À l'international, ce
> sont les PVD eux-mêmes qui n'en ont pas voulu.


En pratique, le niveau de soutien public agricole augmente avec le PIB par habitant dans tous les pays. Donc il est difficile de savoir si ce défaut d'assurance provient d'un échec du marché (corrigé très imparfaitement par les interventions publiques) ou si le soutien public, partout, a empêché son apparition.
Re: Crise agriculteurs et producteurs de lait
18 octobre 2009, 20:44
N'empêche que la logique, elle, dit que le soutien public diminue voire élimine le besoin d'assurance. C'est sans doute pour ça que les sociétés d'assurance ont inventé la réassurance et pas les banques.
Re: Crise agriculteurs et producteurs de lait
18 octobre 2009, 23:51
Problème de poule et d'oeuf. Qu'est-ce qui commence? Les inefficiences des marchés agricoles qui poussent aux interventions publiques et rendent les marchés agricoles encore plus efficients? Ou les imperfections du marché politique qui poussent à soutenir les activités agricoles, créant des irréversibilités qui rendent le marché politique encore plus imparfait?
Re: Crise agriculteurs et producteurs de lait
19 octobre 2009, 08:54
Le cours est actuellement un peu en-dessous de son niveau 2006. Les agriculteurs ne sont pas vraiment en terra incognita. Pourtant ils ont l'air pris au dépourvu, avec des exploitations qui ne peuvent pas être rentables à ce niveau de prix. On a donc une demande peu élastique et des agriculteurs qui investissent comme si elle ne l'était pas. Mystère!

Cf. graphique dans l'article ci-dessous (je n'ai pas trouvé sur une période plus longue)
[actualite.aol.fr]

Une question pratique : combien de temps faut-il pour amortir une vache? Si il faut 5 ans, il faudrait être irresponsable pour acheter des têtes après 1 an de flambée des cours.

Comment se prémunir contre ces variations? Comme le disent Mathieu P, Elvin et Alexandre, il y a deux possibilités : assurance privée et sollicitation d'aides publiques. C'est une question de coût d'opportunité. On ne peut pas nier que les agriculteurs ont régulièrement accès à des aides, ce qui n'est pas le cas d'autres producteurs travaillant sur des marchés volatiles, du moins en Europe.
Re: Crise agriculteurs et producteurs de lait
20 octobre 2009, 09:14
Quel plaisir de voir enfin écrit de main experte et de si belle manière que les marchés agricoles sont spécifiques !

Un détail important me semble ne pas avoir été mentionné : l'organisation de surproductions agricoles est un objectif politique explicite des pays développés. Cette surproduction permet l'organisation de l'assistance alimentaire des populations des pays pauvres, ce qui facilite leur regroupement dans les zones urbaines par des prix d'intervention subventionnés sur le nourriture de base, le tout dans un but de stabilité politique (populations mieux surveillée par la police car regroupées, crédit politique de la politique d'aide alimentaire accordé au gouvernement local conscient de sa dépendance).

La conséquence des importantes fluctuations de prix observées ces dernières années aura surtout été de rendre plus coûteuse la politique d'aide alimentaire aux pays d'émigration.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 20/10/2009 09:14 par Bavard2.
Re: Crise agriculteurs et producteurs de lait
20 octobre 2009, 14:46
Je suis plus que sceptique sur l'argument du regroupement. Les regroupements de population favorisent à mon avis l'organisation de révoltes bien plus que l'organisation de leur contrôle. Des paysans africains en vélo dans un village éloigné d'une route goudronnée où ne passe qu'épisodiquement des transports en commun et qui ont besoin de continuer à cultiver pour assurer leur survie font de mauvais guerilleros.
Re: Crise agriculteurs et producteurs de lait
20 octobre 2009, 19:46
Pierre : je m'excuse de diverger pour vous répondre, donc, sommairement : l'homme a ceci de commun avec les animaux que son activité eveillée s'adapte à son alimentation. Comme avec les animaux, si vous voulez qu'il se tienne tranquille, donnez lui juste assez à manger, mais surtout pas davantage. En pratique, un tel résultat s'obtient en distribuant uniquement du riz, de la farine, du lait en poudre ou des aliments de toute première nécessité à des tarifs d'intervention, en quantités contrôlées, dans les grands centre urbains. Les famines et autres misères de ce monde suffisent alors à pousser inexorablement les populations vers ces centres où règne une sécurité matérielle meilleure qu'au beau milieu de nulle part, soumis aux caprices de la pluie et du vent.
Re: Crise agriculteurs et producteurs de lait
20 octobre 2009, 22:15
Voici les commentaires d'un ami qui travaille sur l'économie de l'agriculture, sans être spécialiste de l'élevage :

1) Les choix productifs se font pour de plus longues périodes dans l'élevage que les cultures annuelles

2) Les échanges de poudre de lait, de beurre, fromage suffisent à créer un marché mondial, même si le marché du lait frais est surtout national

3) Il y a probablement eu des investissements trop important pendant la crise alimentaire

4) Il est bien connu que les périodes de retournement macro ont des impacts très importants sur les prix agricoles qui réagissent beaucoup plus que les autres prix.

5) On aura du mal à chercher des méchants spéculateurs à pointer du doigt.

6) L'explication par le pouvoir de marché de la grande distribution ne tient pas étant donné l'extension internationale de la crise.
Re: Crise agriculteurs et producteurs de lait
21 octobre 2009, 03:38
Bavard: Si vous les produits de première nécessité sont pas chers dans une ville, les moins pauvres auront plus de moyens grâce aux prix subventionnés pourront plus facilement avoir le temps/l'argent/les capacités physiques pour se révolter, non?
Re: Crise agriculteurs et producteurs de lait
21 octobre 2009, 06:09
Empiriquement, on constate que l'humain raisonne rarement ainsi : manger de la farine et du riz toute la journée ne le satisfait pas. Dès qu'il a un peu de marge, il met un peu de poulet dans son riz, ou l'accompagne d'une bière, plutôt que d'accumuler les calories et s'exciter inutilement. Et il faut sept kilos de riz pour fabriquer un kilo de poulet.

(il existe aussi le réflexe d'épargne consistant à, dès qu'on trouve des céréales en excédent de ses besoins minimaux, s'acheter un poussin et l'élever pour tenter de retrouver plus tard l'excédent constaté aujourd'hui. Faire des enfants relève du même mécanisme, puisqu'un enfant est improductif et ne fait que coûter les premières années de sa vie, mais peut devenir un investissement rentable au bout de huit à dix ans.)



Modifié 1 fois. Dernière modification le 21/10/2009 13:48 par Bavard2.
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